Simulateur d'épargne pour son enfant

100 % gratuit · sans inscription Mis à jour le 18 juin 2026 Mis à jour régulièrement selon l'environnement fiscal.
En bref : en plaçant 100 €/mois dès la naissance de votre enfant sur un compte-titres en ETF à 6 %/an, il disposerait d'environ 39 000 € à ses 18 ans, dont près de 17 400 € d'intérêts que vous n'aurez pas versés. C'est toute la force des intérêts composés conjuguée au temps long. Ajustez le calculateur ci-dessous à votre situation (un esprit de bon père et de bonne mère de famille).

Préparer les études, un premier logement ou simplement un coup de pouce pour le démarrage dans la vie : épargner pour son enfant est l'un des gestes les plus rentables qui soient, parce qu'on dispose du seul ingrédient qu'on ne peut pas acheter : le temps. Ce simulateur d'épargne enfant (ou calculatrice de capital à la majorité) chiffre, pour votre situation, ce que votre effort mensuel peut devenir, et combien provient des seuls intérêts.

Vos saisies sont conservées dans votre navigateur pour votre prochaine visite.
Hypothèse brute, pas une garantie. Un ETF monde a fait ~7 %/an sur le long terme (passé ≠ futur).
Prélevés chaque année sur l'encours. L'assurance-vie en ajoute (souvent 0,6 à 0,9 %) en plus des frais du fonds : c'est ce qui la distingue d'un compte-titres en ETF.
Pour convertir en euros d'aujourd'hui. Cible BCE ~2 % ; INSEE 2025 : +0,9 %.
Potentiel long terme, PS 18,6 % sur les gains. Pas de frais de contrat : seulement le TER de l’ETF (~0,2 %).
Au nom de l'enfant : il en dispose à sa majorité ; gains imposés à son nom (souvent faible imposition).
À l'âge de 18 ans, votre enfant disposera d'environ 28 233 €
Total que vous aurez versé
18 000 €
Dont intérêts (effet boule de neige)
10 233 €
En euros d'aujourd'hui
20 978 €

À 2 % d'inflation moyenne, les 28 233 € obtenus dans 15 ans ne vaudront que 20 978 € en pouvoir d'achat d'aujourd'hui, soit −26 %. C'est pourquoi viser un rendement supérieur à l'inflation compte.

0 €13 k €25 k €38 k €50 k €04812
Valeur totale Intérêts cumulés Capital versé
Voir le détail année par année
ÂgeAnnéeTotal verséValeur
4 ans 1 1 200 € 1 232 €
5 ans 2 2 400 € 2 535 €
6 ans 3 3 600 € 3 913 €
7 ans 4 4 800 € 5 372 €
8 ans 5 6 000 € 6 915 €
9 ans 6 7 200 € 8 547 €
10 ans 7 8 400 € 10 275 €
11 ans 8 9 600 € 12 102 €
12 ans 9 10 800 € 14 036 €
13 ans 10 12 000 € 16 081 €
14 ans 11 13 200 € 18 246 €
15 ans 12 14 400 € 20 536 €
16 ans 13 15 600 € 22 958 €
17 ans 14 16 800 € 25 521 €
18 ans 15 18 000 € 28 233 €
Nouveau 2026 · Prélèvements sociaux (valeurs mobilières) 18,6 % · depuis 01/01/2026 Nouveau 2026 · Taux du Livret A 1,5 % · depuis 01/02/2026 Plafond PEA Jeunes 20 000 € · au 24/05/2019

La formule : les intérêts composés, expliqués simplement

Les intérêts composés, ce sont les intérêts qui produisent eux-mêmes des intérêts : chaque année, le rendement s'applique non seulement à ce que vous avez versé, mais aussi aux gains déjà accumulés. Sur 15 à 18 ans, cet « effet boule de neige » devient le moteur principal de la performance.

Valeur finale = Capital × (1 + r)^n + Versement mensuel × [((1 + i)^m − 1) / i]

r = rendement annuel, n = nombre d'années, i = taux mensuel équivalent ((1+r)1/12 − 1) et m = nombre de mois. Le calcul applique une capitalisation mensuelle, versements en fin de mois.

Exemple chiffré, étape par étape

Hypothèse : naissance, 150 €/mois, 6 %/an, compte-titres en ETF, sur 18 ans.

  1. Total que vous versez : 150 € × 12 × 18 = 32 400 €.
  2. Capitalisation mensuelle à 6 %/an pendant 216 mois.
  3. Valeur à 18 ans : ≈ 58 300 €.
  4. Part provenant des seuls intérêts : ≈ 25 900 € (44 % du total).
  5. En euros d'aujourd'hui (inflation 2 %) et net de prélèvements sociaux : ≈ 38 000 €.

Quelle enveloppe pour placer l'argent de son enfant ?

Le choix de l'enveloppe pèse autant que le montant versé. Les trois grandes options :

EnveloppeRendement typeRisqueFiscalité des gains (2026)
Livret A1,5 %Nul (capital garanti)Exonéré
Assurance-vie (ETF)~5 %MoyenPS 17,2 % + douceur après 8 ans
Compte-titres / PEA Jeunes (ETF)~6-7 %Élevé (court terme)PS 18,6 % sur les gains

Pour un horizon de 15-18 ans, la volatilité des marchés se lisse : c'est précisément le terrain de jeu des ETF. Le Livret A reste utile comme matelas de précaution, mais à 1,5 % en 2026 il protège mal du grignotage de l'inflation. Pour creuser le sujet, lisez notre guide du compte-titres pour enfant et pourquoi investir pour ses enfants est aussi un outil d'éducation financière.

Les trois leviers qui changent tout

1. Le temps. Commencer à la naissance plutôt qu'à 10 ans peut doubler le capital final, à effort égal. 2. La régularité. Un versement automatique mensuel bat presque toujours les apports « quand on y pense ». 3. Le rendement net. Un point de frais en moins, ce sont des milliers d'euros de plus à l'arrivée. Le rendement reste une hypothèse : ne le surestimez pas, le passé ne garantit pas l'avenir.

Questions fréquentes

Combien faut-il épargner par mois pour son enfant ?
Il n'y a pas de montant « juste » : tout dépend de votre budget et de l'âge de l'enfant. La régularité compte plus que le montant. À titre d'ordre de grandeur, 100 €/mois placés à 6 % dès la naissance représentent près de 39 000 € à 18 ans, dont environ 17 400 € d'intérêts. Le simulateur vous donne le chiffre exact pour votre situation.
Quelle enveloppe choisir pour placer l'argent de son enfant ?
Trois grandes options : le Livret A (sûr mais ~1,5 % en 2026, sous l'inflation longue), l'assurance-vie (souple, fiscalité douce après 8 ans), et le compte-titres / PEA Jeunes investi en ETF (plus volatil mais meilleur potentiel sur 15-18 ans). Pour un horizon aussi long, beaucoup de parents acceptent la volatilité des marchés en échange du rendement.
Faut-il oser changer un placement déjà ouvert pour son enfant ?
Oui, et ne pas le faire est souvent un tort. Beaucoup de parents conservent par habitude, ou par crainte de mal faire, un livret endormi, un fonds maison ou une assurance-vie chargée en frais ouverts il y a des années. Pourtant rien n'oblige à garder un produit médiocre : on peut transférer, arbitrer ou réorienter vers une enveloppe mieux adaptée et moins coûteuse, comme un compte-titres en ETF ou un PEA Jeunes. Sur 15 ou 18 ans, un point de frais en moins ou un meilleur support représente des milliers d'euros pour votre enfant. L'inertie a un coût : ce que vous ne changez pas, ce sont les frais composés qui le facturent. Avant de renoncer au statu quo, mesurez l'écart avec le simulateur d'impact des frais.
À quel âge l'enfant récupère-t-il l'argent ?
Cela dépend du support. Sur un compte ouvert au nom de l'enfant, les fonds lui appartiennent : il peut en disposer à sa majorité (18 ans). Beaucoup de parents préfèrent viser 21 ou 25 ans, le temps que l'enfant ait fini ses études et soit prêt à gérer la somme.
Le calcul tient-il compte des impôts et de l'inflation ?
Oui. La case « net d'impôts et d'inflation » convertit le résultat en euros d'aujourd'hui et retranche les prélèvements sociaux dus sur les gains (18,6 % pour un compte-titres en 2026, 17,2 % pour l'assurance-vie). C'est la vraie valeur, celle qui compte pour préparer des études ou un premier logement.
Peut-on faire ce placement dans une famille recomposée ?
Oui, chaque parent (et beau-parent) peut épargner pour un enfant. Attention toutefois à la transmission : un bel-enfant non adopté est, fiscalement, un tiers (droits jusqu'à 60 %). Mieux vaut anticiper via une donation, une clause bénéficiaire d'assurance-vie ou l'adoption simple. Voir notre simulateur de transmission.
Comment les gains sont-ils imposés, et peut-on optimiser le moment de la vente ?
Sur un placement en actions ou en ETF, vous n'êtes imposé que sur la plus-value (la différence entre le prix de vente et le prix d'achat), et seulement au moment où vous vendez. Tant que rien n'est vendu, aucun impôt sur le revenu n'est dû, même si la valeur a beaucoup progressé. Cette maîtrise de la date de réalisation est un vrai levier : on peut choisir de vendre, et combien vendre, une année où l'enfant devenu majeur a peu ou pas de revenus, pour rester dans une tranche faible (voire opter pour le barème progressif plutôt que la flat tax). On ajuste ainsi le montant cédé et l'année selon ses autres revenus.
Faut-il investir au nom de l'enfant ou au nom des parents ?
Les deux ont leur logique. Au nom de l'enfant, l'argent lui appartient et il en dispose à sa majorité ; les gains sont imposés à son nom, souvent à faible taux. Au nom des parents, vous gardez le contrôle et vous ouvrez une optimisation puissante : en cas de transmission au décès, la plus-value latente est purgée (principe de l'extinction des plus-values), c'est-à-dire que l'impôt sur les gains accumulés s'efface. Restent les éventuels droits de succession au-delà de l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans. Le sélecteur « détenu au nom de » du simulateur montre l'écart.
À quel âge l'enfant peut-il disposer librement de l'argent, et qu'est-ce qu'un pacte adjoint ?
Tant que l'enfant est mineur, ce sont les parents (administrateurs légaux) qui gèrent le compte, l'assurance-vie ou le compte-titres ouvert à son nom. À sa majorité, l'argent étant juridiquement le sien, il peut en disposer librement, ce qui inquiète à juste titre certains parents. La parade classique est le pacte adjoint : une convention annexée à une donation (souvent un don familial placé en assurance-vie ou sur un compte-titres) qui encadre l'usage des fonds. On peut y prévoir une gestion ou une indisponibilité temporaire (par exemple jusqu'à 25 ans), la désignation d'un administrateur, ou une clause d'emploi. C'est l'outil privilégié des parents et grands-parents pour transmettre tôt sans remettre un capital sans cadre à un jeune de 18 ans.
Ce simulateur est-il gratuit, et mes données sont-elles collectées ?
Oui, totalement gratuit et sans inscription, comme tous les simulateurs Bon Père de Famille. Aucune donnée n'est envoyée à un serveur : tout le calcul se fait dans votre navigateur. Pour votre confort, vos dernières saisies sont conservées localement dans le navigateur (localStorage) afin de les retrouver à votre prochaine visite. Le bouton « Réinitialiser » en haut de l'outil les efface à tout moment.

Sources

Cet outil pédagogique partage une expérience et des hypothèses explicites ; il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les résultats sont des estimations : vérifiez les paramètres fiscaux en vigueur avant toute décision.