100 % gratuit · sans inscription
Mis à jour le 17 août 2026Mis à jour régulièrement selon l'environnement fiscal.
En bref : chaque parent peut donner 100 000 € par enfant sans droits, soit
200 000 € pour un couple, abattement renouvelable tous les 15 ans. Avec le don familial
de 31 865 € par parent, un couple transmet près de 264 000 € par enfant sans payer un euro de droits.
Réglez le simulateur pour votre situation, y compris en famille recomposée.
Transmettre, c'est le cœur de l'esprit « bon père de famille » : préparer l'avenir de ses enfants et leur éviter
une facture fiscale inutile. Ce simulateur de donation (ou calculateur de droits de succession en
ligne directe) chiffre les droits à payer selon le montant, le lien de parenté et les abattements, et montre
comment les optimiser.
Vos saisies sont conservées dans votre navigateur pour votre prochaine visite.
Le donateur est celui qui donne, le donataire celui qui reçoit. Leurs deux âges comptent :
le don familial de sommes d'argent (art. 790 G) suppose un donateur de moins de 80 ans
au jour de la donation et un donataire majeur. L'abattement de droit commun, lui, ne dépend d'aucun âge.
€
€
Donation classique : le donataire reçoit la pleine propriété, taxée sur sa valeur entière.
Transmission en ligne directe : abattement de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans.
Chaque donateur dispose de son propre abattement : à deux, il double.
ans
Le don familial exige un donataire majeur (18 ans révolus), ou mineur émancipé.
ans
Âge au jour de la donation : c'est lui qui compte pour l'article 790 G.
ans
Chacun remplit la condition d'âge pour son propre compte : l'un peut y ouvrir droit et pas l'autre.
Art. 790 G : donateur de moins de 80 ans, donataire majeur et descendant. Cumulable, tous les 15 ans.
Droits de transmission à payer18 194 €
Net reçu 181 806 €18 194 €
Net reçu par le bénéficiaireDroits à payer
Abattement appliqué
100 000 €
Base taxable
100 000 €
Taux moyen
9,1 %
Famille recomposée : un bel-enfant non adopté est, fiscalement, un tiers : abattement de 1 594 € seulement,
puis 60 % de droits. Pour transmettre dans de meilleures conditions, on étudie l'adoption simple, une clause
bénéficiaire d'assurance-vie, ou une donation anticipée.
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Voir le détail du calcul par tranche
Tranche
Base imposée
Droits
5 %
8 072 €
404 €
10 %
4 037 €
404 €
15 %
3 823 €
573 €
20 %
84 068 €
16 814 €
Abattement enfant 100 000 € · au 17/08/2012 Don familial (790 G) 31 865 € · au 31/07/2011 Renouvellement 15 ans · au 17/08/2012
Les abattements en ligne directe
La transmission entre parents et enfants bénéficie d'abattements généreux, à condition de les utiliser
méthodiquement :
Bénéficiaire
Abattement de base
Don familial (790 G)
Renouvellement
Enfant (par parent)
100 000 €
+ 31 865 €
15 ans
Petit-enfant (par grand-parent)
31 865 €
+ 31 865 €
15 ans
Bel-enfant non adopté
1 594 €
Non éligible
15 ans
Exemple chiffré, étape par étape
Hypothèse : un couple donne 250 000 € à son enfant unique, sans donation antérieure.
Total exonéré : 263 730 €, supérieur aux 250 000 € donnés.
Droits à payer : 0 €. Et le compteur se reconstitue dans 15 ans.
Donner de son vivant ou transmettre au décès ?
Les deux approches se complètent. La donation de son vivant permet de réutiliser les abattements tous les 15 ans
et d'aider ses enfants au bon moment. La transmission au décès, elle, profite de l'extinction des plus-values :
la plus-value latente d'un portefeuille d'actions est purgée, l'impôt sur les gains accumulés s'efface. Pour
approfondir, lisez notre article sur l'extinction des plus-values,
le décryptage des 9 000 milliards en jeu,
et préparez le capital à transmettre avec le simulateur d'épargne enfant.
Le barème de l'usufruit selon l'âge (article 669 du CGI)
Quand on ne donne que la nue-propriété, on garde l'usufruit : l'usage du bien et
ses revenus. Le fisc ne taxe alors que la fraction transmise, et cette fraction dépend d'une seule variable :
l'âge de l'usufruitier, c'est-à-dire du donateur. Plus il est jeune, plus l'usufruit qu'il conserve a de valeur,
et donc moins la nue-propriété donnée en a. Basculez le simulateur sur « nue-propriété » pour l'appliquer à votre cas.
Âge de l'usufruitier (le donateur)
Usufruit conservé
Nue-propriété transmise
Jusqu'à 20 ans
90 %
10 %
De 21 à 30 ans
80 %
20 %
De 31 à 40 ans
70 %
30 %
De 41 à 50 ans
60 %
40 %
De 51 à 60 ans
50 %
50 %
De 61 à 70 ans
40 %
60 %
De 71 à 80 ans
30 %
70 %
De 81 à 90 ans
20 %
80 %
91 ans et plus
10 %
90 %
Le passage d'une tranche à l'autre se fait d'un coup, le jour de l'anniversaire : franchir 61 ans fait passer la
nue-propriété de 50 à 60 % de la valeur du bien. C'est le raisonnement derrière ma
cession de nue-propriété à 51 ans.
Ce barème vaut pour l'usufruit viager ; l'usufruit à durée fixe suit une autre règle, et le démembrement d'un bien
immobilier passe par un notaire, dont les frais ne sont pas chiffrés ici.
Questions fréquentes
Donateur, donataire : qui est qui ?
Le donateur est celui qui donne, le donataire celui qui reçoit. Quand un parent donne à son enfant, le parent est le donateur et l'enfant le donataire. La distinction n'est pas qu'affaire de vocabulaire : leurs deux âges conditionnent certaines règles. Le don familial de sommes d'argent (article 790 G) exige un donateur de moins de 80 ans au jour de la donation et un donataire majeur, ou mineur émancipé. L'abattement de 100 000 €, lui, ne dépend d'aucun âge. Quand deux parents donnent, chacun est un donateur distinct : chacun a son propre plafond et remplit la condition d'âge pour son propre compte.
Combien peut-on donner à son enfant sans payer de droits ?
Chaque parent peut donner jusqu'à 100 000 € par enfant en franchise de droits, soit 200 000 € pour un couple et par enfant. Cet abattement se reconstitue tous les 15 ans. En ajoutant le don familial de sommes d'argent (31 865 € par parent), un couple peut transmettre environ 263 730 € par enfant sans droits, puis recommencer 15 ans plus tard.
L'abattement de 100 000 € se renouvelle-t-il ?
Oui, tous les 15 ans. C'est le « rappel fiscal » : on additionne les donations consenties au même bénéficiaire sur les 15 dernières années pour vérifier l'abattement restant. D'où l'intérêt de transmettre tôt et de façon échelonnée, pour réinitialiser le compteur plusieurs fois au cours d'une vie.
Qu'est-ce que le don familial de sommes d'argent (don « Sarkozy ») ?
L'article 790 G du Code général des impôts permet de donner jusqu'à 31 865 € en argent (chèque, virement, espèces) à un enfant, petit-enfant ou arrière-petit-enfant, en totale exonération. Deux conditions d'âge : le donateur a moins de 80 ans au jour de la donation, et le donataire est majeur (ou mineur émancipé). Un bel-enfant non adopté n'étant pas un descendant, il en est exclu. Cet abattement est cumulable avec l'abattement de droit commun et se renouvelle aussi tous les 15 ans.
Usufruit et nue-propriété : comment se partage la valeur ?
Démembrer, c'est séparer l'usage d'un bien de sa propriété. L'usufruitier garde l'usage et les revenus (habiter le logement, encaisser les loyers) ; le nu-propriétaire détient le bien sans pouvoir en jouir. Le barème de l'article 669 du CGI répartit la valeur selon l'âge de l'usufruitier : à 55 ans, l'usufruit vaut 50 % du bien et la nue-propriété 50 % ; à 65 ans, 40 % et 60 % ; à 75 ans, 30 % et 70 %. Donner la nue-propriété seule, c'est donc n'être taxé que sur cette fraction. Au décès de l'usufruitier, le donataire devient plein propriétaire sans aucun droit supplémentaire (article 1133 du CGI).
Pourquoi donner la nue-propriété tôt coûte-t-il moins cher ?
Parce que la valeur de la nue-propriété augmente par paliers de dix ans avec l'âge du donateur. Donner la nue-propriété d'un bien de 300 000 € à 55 ans, c'est une donation de 150 000 € aux yeux du fisc ; à 75 ans, la même opération porte sur 210 000 €. Le bien transmis est pourtant identique. Attention toutefois : donner tôt, c'est se dessaisir tôt, et l'opération est difficilement réversible. La prudence commande de ne démembrer que ce dont on n'aura pas besoin.
Comment transmettre dans une famille recomposée ?
C'est le point sensible. Un bel-enfant non adopté est, fiscalement, un étranger : il ne bénéficie que d'un abattement de 1 594 €, puis subit 60 % de droits. Pour transmettre à l'enfant de son conjoint dans de bonnes conditions, on étudie l'adoption simple (qui ouvre l'abattement de 100 000 €), une clause bénéficiaire d'assurance-vie (152 500 € exonérés par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans), ou une donation anticipée.
Vaut-il mieux donner de son vivant ou transmettre au décès ?
Les deux sont complémentaires. Donner de son vivant permet d'utiliser les abattements plusieurs fois (tous les 15 ans) et d'aider ses enfants quand ils en ont besoin. Transmettre au décès profite de l'extinction des plus-values : la plus-value latente d'un portefeuille est purgée, l'impôt sur les gains s'efface. Une stratégie « bon père de famille » combine souvent les deux.
Ce simulateur est-il gratuit ?
Oui, totalement gratuit et sans inscription, comme tous les simulateurs Bon Père de Famille. Le calcul se fait dans votre navigateur, aucune donnée n'est transmise ; vos saisies y sont conservées pour votre confort et le bouton « Réinitialiser » les efface à tout moment.
Cet outil pédagogique partage une expérience et des hypothèses explicites ;
il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les résultats
sont des estimations : vérifiez les paramètres fiscaux en vigueur avant toute décision.