Bourse ·

Point d'étape compte-titres enfant 9 ans : +13 % cumulés, +8,4 % annualisés

Point d'étape compte-titres enfant 9 ans : +13 % cumulés, +8,4 % annualisés

Deuxième point d’étape du compte-titres ordinaire (CTO) ouvert le 22 janvier 2025 au nom de mon fils chez Bourse Direct. Arrêté au 27 juillet 2026, soit 551 jours de vie, il affiche +13,0 % par rapport à la totalité des sommes déposées, soit un rendement annualisé de +8,4 %. L’an dernier, au point d’étape des 8 ans, c’était +4,35 % cumulés et +7,3 % annualisés.

Comme promis, je publie le rendement, la composition en pourcentage et les arbitrages, mais pas les montants. Ce n’est pas de la pudeur : les sommes absolues n’apprennent rien à personne, alors que les pourcentages sont comparables avec votre propre situation.

Et je commence par l’erreur, parce que c’est elle qui a coûté le plus cher cette année.

L’erreur de l’année : être sorti des semi-conducteurs

Au point d’étape des 8 ans, Nvidia figurait parmi les quatre meilleures lignes, à +18 %. Elle n’est plus au portefeuille, et aucune exposition semi-conducteurs ne l’a remplacée. Résultat : l’indice PHLX Semiconductor (SOX), la référence du secteur, affiche +127,6 % sur douze mois glissants au 20 juillet 2026. C’est à peu près le seul secteur qui a réellement progressé sur la période. Pendant que je repositionnais le portefeuille sur les métaux et le franc suisse, la puce faisait tout le travail ailleurs.

Il faut être honnête sur la nature de l’erreur. Ce n’est pas un raté de timing, c’est un raté de raisonnement. J’ai construit une allocation « scénario de choc géopolitique » (voir plus bas) et j’ai traité l’IA comme un thème d’application (Amazon, Alphabet, la tech chinoise) sans conserver la couche matérielle qui la rend possible. Or dans une crise énergétique et inflationniste, les fabricants de puces ont un pouvoir de fixation des prix que les utilisateurs de puces n’ont pas. J’avais l’analyse, je n’ai pas gardé la ligne.

Deuxième aveu, plus embarrassant : le plan d’avril prévoyait explicitement de renforcer la poche IA via un ETF Nasdaq-100 si le détroit rouvrait. Le détroit a rouvert. L’arbitrage n’a pas été fait. Écrire un plan et ne pas l’exécuter, c’est une faute de gestion, pas de marché.

SK hynix : la thèse était bonne, le courtier n’a pas suivi

Le troisième raté n’est pas de mon fait, et il mérite d’être documenté parce qu’il concerne tous les particuliers français.

En début d’année, la ligne que je voulais ouvrir n’était pas Nvidia mais SK hynix, le fabricant coréen de mémoire HBM (High Bandwidth Memory, la mémoire ultra-rapide empilée à côté des processeurs graphiques, sans laquelle aucune carte d’accélération IA ne fonctionne). Le raisonnement était simple : quand une ruée a lieu, on peut acheter le chercheur d’or, ou celui qui lui vend les pelles. La mémoire HBM était le vrai goulot d’étranglement de la chaîne IA, avec deux fournisseurs sérieux dans le monde.

Je n’ai pas pu passer l’ordre. Bourse Direct ne donne pas accès à la Bourse de Séoul. Ce n’est pas une exception : le marché coréen est très peu accessible depuis les plateformes européennes destinées aux particuliers. Chez Saxo Bank, où j’ai d’autres comptes, l’accès n’a été ouvert que début juillet 2026, c’est-à-dire après l’essentiel du mouvement.

Une bonne analyse qui ne peut pas se transformer en ordre ne vaut rien. Et ça pose une question qu’on n’entend jamais dans les comparatifs de courtiers, qui se battent tous sur les frais : l’univers d’investissement accessible compte autant que le prix du courtage. Un courtier à moins d’un euro l’ordre qui ne référence ni Séoul, ni une partie des places asiatiques, vous coupe d’un pan entier de la chaîne de valeur des semi-conducteurs. Le tarif est une donnée visible, l’univers accessible ne l’est pas, et c’est pourtant celui qui décide de ce que vous pouvez faire. Je vérifierai ce point avant toute future ouverture de compte, y compris pour mon fils.

Ce que ça enseigne à un enfant de 9 ans : le coût d’opportunité est un coût réel. Un portefeuille qui gagne 13 % pendant que le meilleur secteur en fait 127 % n’est pas un portefeuille qui gagne, c’est un portefeuille qui a raté quelque chose. On ne le voit pas sur le relevé, et c’est bien le problème.

Le jalon de l’année : le blocage du détroit d’Ormuz

Le 28 février 2026, les frappes américano-israéliennes sur l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont déclenché le choc énergétique le plus violent depuis 1973 : Brent au-dessus de 100 dollars, or à plus de 5 500 dollars l’once avant correction, CAC 40 en repli de près de 5 % en quelques séances.

C’est l’événement qui structure l’exercice. La réallocation d’avril a fait sortir les positions « marché large » (Nasdaq, MSCI World) et les valeurs cycliques de consommation, pour financer trois poches : métaux industriels et monétaires, franc suisse, défensif.

Verdict à quatre mois : la couverture a fonctionné, la couverture a coûté. Elle a fonctionné parce que les trois meilleures lignes du portefeuille sont aujourd’hui la Suisse, le cuivre et l’or. Elle a coûté parce qu’être couvert, c’est mécaniquement ne pas être exposé à ce qui monte le plus. Il n’y a pas de repas gratuit, et sur un horizon de dix à quinze ans, la question n’est pas « ai-je capté le meilleur secteur de l’année » mais « le portefeuille survit-il aux scénarios que je n’ai pas prévus ». Ça reste, à mon sens, le bon arbitrage pour de l’argent qui n’est pas le mien.

La composition au 27 juillet 2026

Douze lignes couvrent 99,5 % du portefeuille. Poids de chacune :

LignePoids
Amundi MSCI Switzerland13,7 %
WisdomTree Copper (cuivre)13,7 %
Amazon13,1 %
Alphabet12,7 %
Amundi MSCI China Tech11,8 %
Berkshire Hathaway B10,0 %
WisdomTree Silver (argent)9,7 %
Amundi Physical Gold ETC (or)5,6 %
Air Liquide4,9 %
Coface2,0 %
TotalEnergies1,9 %
Bourse Direct0,4 %
Liquidités et lignes résiduelles0,5 %

Par grande poche, ça donne :

  • Métaux (cuivre, argent, or) : 29,0 %. C’est devenu la première poche du portefeuille, ce qui n’était pas le cas il y a un an.
  • Tech américaine (Amazon, Alphabet) : 25,9 %.
  • Défensif et value (Berkshire, Air Liquide, Coface, TotalEnergies) : 18,8 %.
  • Franc suisse : 13,7 %.
  • Tech chinoise : 11,8 %.

Un mot sur la petite ligne Bourse Direct (0,4 %) : c’est le courtier qui héberge le compte. Détenir quelques actions de son propre intermédiaire est surtout un support pédagogique. Mon fils comprend mieux ce qu’est un courtier depuis qu’il en possède un morceau, et il voit concrètement que quelqu’un gagne de l’argent sur chacun de ses ordres.

Les lignes en hausse et en baisse

Précision de méthode, parce qu’elle change la lecture : les pourcentages ci-dessous sont des plus ou moins-values latentes, c’est-à-dire l’écart entre le cours actuel et le PRU (prix de revient unitaire, le prix d’achat moyen de la ligne). Ce n’est pas la performance de la ligne sur l’année. Une position renforcée en avril à un prix élevé affichera un écart faible même si le sous-jacent a beaucoup bougé. « Latent » signifie non réalisé : tant qu’on ne vend pas, ni le gain ni la perte n’existent fiscalement.

En hausse

  • Bourse Direct : +14,1 %. Le courtier profite mécaniquement des volumes, et une année de crise géopolitique, c’est beaucoup de volumes.
  • Amundi MSCI Switzerland : +11,6 %. La ligne fait exactement ce pour quoi elle a été achetée : quand l’Europe tremble, le franc suisse et les grandes valeurs défensives suisses (Nestlé, Roche, Novartis) encaissent.
  • WisdomTree Copper : +10,5 %. Électrification, datacenters, reconstruction. Le cuivre a bénéficié des deux jambes de la crise.
  • Amundi Physical Gold ETC : +8,9 %. Un ETC (Exchange Traded Commodity) est un produit coté qui réplique le prix d’une matière première, ici de l’or physique stocké en coffre. L’or avait piqué à plus de 5 500 dollars l’once en début d’année avant de corriger : le +8,9 % est ce qui reste après la correction, sur un PRU relevé par les renforcements.
  • Air Liquide : +5,2 %, Berkshire Hathaway : +2,2 %, Alphabet : +1,2 %.

En baisse

  • WisdomTree Silver : −22,3 %. De loin la pire ligne, et j’y reviens en détail juste après.
  • TotalEnergies : −6,2 %. La position avait été prise en avril comme pari opportuniste sur un Brent durablement au-dessus de 80 dollars. Ormuz a rouvert, le Brent est redescendu, le pari est perdu. Il ne pesait que 2 % du portefeuille, ce qui était précisément le but : une opportunité se dimensionne comme une opportunité, pas comme une conviction.
  • Amundi MSCI China Tech : −6,0 %. Poche contrariante assumée, horizon dix ans, pas de changement de thèse.
  • Coface : −2,5 % et Amazon : −1,7 %.

L’argent à −22 % : la vraie leçon de l’année

Fin avril, la ligne argent était à −5,95 % et j’écrivais qu’il n’était pas question d’alléger. Elle est aujourd’hui à −22,3 %. J’avais raison sur le principe et tort sur l’amplitude.

Ce qu’il faut en retenir, et c’est le genre de choses qu’on n’apprend nulle part à l’école : l’or et l’argent ne sont pas le même actif. L’or est un actif monétaire, acheté par les banques centrales, qui sert d’assurance. L’argent est à moitié un actif monétaire, à moitié un métal industriel (panneaux solaires, contacts électriques, semi-conducteurs). Cette double nature en fait un actif structurellement deux à trois fois plus volatil que l’or. Dans le même portefeuille, sur la même période, l’or fait +8,9 % et l’argent −22,3 %. Deux « métaux précieux », deux comportements opposés.

L’erreur d’exécution est identifiable : la ligne a été construite à un PRU trop élevé, c’est-à-dire achetée pendant le pic de panique de mars, quand le ratio or/argent (le nombre d’onces d’argent qu’il faut pour acheter une once d’or) était déjà tendu. Acheter dans la panique, ce n’est pas acheter bas. C’est très exactement ce que je répète de ne pas faire.

Je ne vends pas. Pas par entêtement, mais parce que la thèse industrielle tient et que l’horizon de sortie est à dix ans minimum. Une moins-value latente n’est pas une perte : le seul prix qui compte, c’est celui du jour où on vend. En attendant, cette ligne est le meilleur support pédagogique du portefeuille. Mon fils a vu, en quatre mois, ce que veut dire « volatilité » sans que ça lui coûte quoi que ce soit d’irréversible.

Ce que ça donne face au livret du conseiller bancaire

Rappel de l’épisode de l’an dernier : les grands-parents s’étaient vu ouvrir, sans le demander et sans en être informés clairement, un livret bancaire rémunéré 1,75 % brut au moment où ils viraient les fonds vers le CTO.

Comparaison au 27 juillet 2026, à armes égales, c’est-à-dire après impôt. Les pourcentages sont difficiles à comparer entre eux (l’écart entre 5,8 % et 1,20 % ne « parle » pas), alors je le dis en multiplicateurs :

SupportBrut annualiséNet annualiséLe CTO rapporte
Le CTO de mon fils8,4 %5,8 %référence
Livret A (taux au 01/02/2026)1,5 %1,5 % (exonéré)3,9 fois plus
Livret bancaire imposable du conseiller1,75 %1,20 %4,8 fois plus

Le net du CTO applique le PFU (prélèvement forfaitaire unique, la « flat tax ») à 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu plus 18,6 % de prélèvements sociaux. Attention, ce taux de 18,6 % est nouveau. Depuis la LFSS 2026 et la hausse de CSG de 1,4 point au 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux ne sont plus uniformes : 18,6 % sur les valeurs mobilières et le PEA, mais 17,2 % (inchangé) sur l’assurance-vie et l’immobilier. Beaucoup d’articles appliquent encore 17,2 % partout, c’est faux.

Notez au passage que sur le livret imposable, le multiplicateur est le même brut et net (4,8 fois dans les deux cas), puisque les deux supports subissent exactement le même taux d’imposition. Face au Livret A, en revanche, l’avantage fond de 5,6 fois en brut à 3,9 fois en net : l’exonération du Livret A est son seul vrai atout, et elle ne suffit pas.

L’avantage qu’on ne voit jamais dans les comparatifs : on choisit la date

C’est le point le plus important de cette section, et celui dont personne ne parle en agence.

Sur un livret bancaire imposable, l’impôt est prélevé chaque année, automatiquement, que vous en ayez besoin ou non. Vous ne décidez de rien. Sur un compte-titres, l’impôt ne se déclenche qu’à la vente, et c’est vous qui choisissez l’année où vous vendez. Entre-temps, les gains continuent de travailler en brut.

Sur les neuf années qui restent avant les 18 ans de mon fils, au taux annualisé actuel, l’écart est massif :

  • Gains imposés une seule fois à la sortie : +73,6 % net sur la période.
  • Mêmes gains imposés chaque année : +66,0 % net.

Soit près de 8 points de plus, uniquement parce que l’impôt est différé et que le capital non prélevé continue de composer. Et ce n’est que le début du raisonnement, parce que choisir sa date, c’est aussi choisir de vendre une année où mon fils sera étudiant sans revenus, imputer les moins-values (l’argent, tiens) sur les plus-values de la même année, et étaler les cessions sur plusieurs exercices. Rien de tout ça n’est possible sur un livret.

Deux nuances, dans les deux sens, parce que je ne vends rien ici. Le net du CTO reste théorique : les gains sont latents, l’impôt n’existe pas encore, et le taux de 2035 ne sera pas forcément celui de 2026. À l’inverse, le livret est garanti en capital et le CTO ne l’est pas du tout : la comparaison oppose un rendement certain et un rendement constaté sur 18 mois, ce qui n’est pas la même chose.

Cela dit, 4,8 fois le rendement net du livret « suggéré » par le conseiller, sur une période qui a comporté un choc pétrolier majeur, ça reste un écart difficile à défendre pour l’agence bancaire.

Rappel : qu’est-ce que le rendement annualisé ?

Pour ceux qui découvrent la série. Quand un placement gagne +13,0 % en 551 jours, le chiffre n’est comparable à rien : les livrets, l’assurance-vie ou les fonds affichent tous des rendements annuels.

Le rendement annualisé ramène une performance observée sur une durée quelconque à une base de douze mois, comme si elle s’était répétée régulièrement. La formule (méthode CAGR, pour Compound Annual Growth Rate, taux de croissance annuel composé) est :

Rendement annualisé = (1 + performance cumulée) ^ (365 / nombre de jours) − 1

Ici : (1 + 0,130) ^ (365 / 551) − 1 ≈ +8,4 % par an.

Une réserve de méthode que je dois signaler, parce qu’elle joue en ma faveur ou en ma défaveur selon les cas : la performance de +13,0 % est calculée par rapport à la totalité des sommes déposées depuis l’ouverture, or des versements ont eu lieu en cours d’année (anniversaire, Noël). Un versement récent est compté à 100 % au dénominateur alors qu’il n’a pas eu le temps de produire. Cette méthode simple sous-estime donc probablement un peu la performance réelle du capital investi. Je la conserve parce qu’elle est vérifiable et qu’elle ne me permet pas de m’auto-flatter en changeant de calcul chaque année.

Objectifs pour l’année à venir

Trois décisions, dans l’ordre de priorité :

  1. Rétablir une exposition semi-conducteurs, via un ETF sectoriel plutôt que des actions individuelles (sur un compte enfant, l’ETF évite le risque spécifique d’une seule entreprise, et il contourne au passage le problème d’accès aux places asiatiques, puisque les fabricants coréens et taïwanais y figurent déjà). Après +127,6 % sur douze mois, la question du point d’entrée est entière, et je ne rentrerai pas d’un bloc : ce sera par versements étalés. Rattraper une erreur en la doublant d’une erreur de timing serait un beau doublé.
  2. Ne pas toucher à l’argent ni à la Chine. Les deux moins-values latentes les plus importantes sont les deux positions dont la thèse est la plus longue. Vendre maintenant reviendrait à transformer une hypothèse en échec constaté.
  3. L’exposition crypto (Bitcoin, Chainlink via ETP) est abandonnée, et pas par choix. Elle figurait dans les objectifs depuis deux points d’étape. Elle n’est tout simplement plus accessible sur un compte de mineur, y compris par le biais d’ETP ou d’ETF cotés : les intermédiaires bloquent ces supports sur les comptes ouverts au nom d’un enfant. Je retire donc la ligne des objectifs plutôt que de la traîner d’année en année. C’est le deuxième blocage d’accès de l’exercice, après le marché coréen, et ça commence à faire beaucoup pour un pays qui explique aux parents qu’ils devraient mieux préparer l’avenir de leurs enfants.

Conclusion

Deuxième année, deuxième point d’étape, et un bilan à deux visages. Le portefeuille progresse plus vite que l’an dernier (+8,4 % annualisés contre +7,3 %), il a traversé un choc énergétique majeur sans casse, et il continue de battre très largement ce que l’agence bancaire propose par défaut pour « placer de l’argent pour les enfants ».

Mais il a raté le seul secteur qui a vraiment monté : pour une part parce que j’ai vendu une bonne ligne et que je n’ai pas exécuté mon propre plan, pour une autre part parce que mon courtier ne référence pas le marché où se trouvait la meilleure idée de l’année. Sur un horizon de quinze ans, une année manquée ne détruit rien. Sur la même durée, une habitude de ne pas exécuter ses arbitrages, si. Et un univers d’investissement amputé, non plus.

C’est aussi pour ça que je publie ces points d’étape chaque année jusqu’aux 18 ans de mon fils, avec le rendement total et le rendement annualisé, les bonnes lignes et les mauvaises. Un relevé qui ne montre que les gagnants n’apprend rien à un enfant. Celui-là lui apprendra que son père s’est trompé sur les puces en 2026, l’a écrit, et a corrigé.


Cet article s’inscrit dans la série de suivi du compte-titres ouvert au nom de mon fils :

Rien dans cet article n’est un conseil en investissement personnalisé. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et un compte-titres n’offre aucune garantie en capital.

Sources