Pourquoi j’investis dans un ETF Japan Topix au sein de mon PEA

Depuis plusieurs années, le Japon occupe une place particulière dans mes intérêts personnels et financiers. Ayant eu la chance d’y voyager à quatre reprises, dont une fois à la campagne pour sortir du triptyque Tokyo, Kyoto, Osaka et une autre marquée par une rencontre fortuite (et non pour y partager une séance de onsen) à la sortie du métro avec Bernard Arnault à Ginza, quartier huppé de Tokyo (où son groupe détient plusieurs boutiques) alors que je voyageais avec le fondateur d’un site sur la finance (et depuis parrain de mon fils), j’ai développé un attachement à sa culture, son économie et son mode de vie.

Mais au-delà de l’admiration pour le pays, c’est une réflexion plus pragmatique qui me pousse à investir dans un ETF répliquant l’indice Japan Topix au sein de mon Plan d’Épargne en Actions (PEA).

Un marché sous-évalué aux fondamentaux solides

L’économie japonaise, bien que souvent perçue comme stagnante en raison de sa faible croissance démographique, repose sur des entreprises industrielles et technologiques d’une robustesse indéniable. Des sociétés comme Toyota, Sony, Nintendo, SoftBank ou encore les conglomérats industriels et financiers japonais continuent d’innover et d’exporter massivement.

Le marché actions japonais, longtemps négligé par les investisseurs internationaux, commence d’ailleurs à attirer davantage de capitaux étrangers. La réforme de la gouvernance des entreprises, la volonté des autorités de relancer l’inflation et la hausse des salaires, ainsi que la valorisation relativement basse des actions japonaises par rapport aux actions américaines ou européennes, rendent ce marché attractif.

Un effet de levier avec le yen faible

L’un des facteurs les plus intéressants pour moi est le niveau historiquement bas du yen face à l’euro et au dollar. Alors que de nombreux voyageurs en profitent pour découvrir le pays à moindre coût (et j’espère bien en faire partie prochainement !), il est également intéressant d’exploiter cette situation d’un point de vue investissement.

Le yen n’a pas vocation à rester éternellement aussi faible. Une remontée de la devise face à l’euro permettrait d’amplifier mécaniquement les gains réalisés sur un ETF Japan Topix avec un swap basé sur sa valeur en yens. En d’autres termes, si l’indice boursier japonais progresse et que, simultanément, le yen se renforce face à l’euro, cela crée un effet de levier naturel sur mon investissement.

Diversifier son portefeuille avec une économie non corrélée aux États-Unis et à l’Europe

Un autre argument en faveur de cet investissement est la diversification qu’il apporte. Les indices européens et américains sont souvent corrélés entre eux, car les grandes entreprises multinationales ont des implantations sur les deux continents. Le Japon, en revanche, conserve une certaine indépendance économique, notamment grâce à son marché intérieur fort et à une approche différente de la gestion monétaire.

L’indice Topix regroupe un large éventail d’entreprises japonaises, offrant ainsi une exposition équilibrée à l’ensemble du marché nippon, des grandes multinationales aux sociétés plus domestiques.

Un choix cohérent avec ma stratégie long terme

Mon approche de l’investissement repose sur la patience et une gestion raisonnée du risque. En intégrant un ETF Japan Topix à mon PEA, je capitalise sur une économie mature, innovante et résiliente, tout en bénéficiant de l’avantage fiscal du PEA sur le long terme.

Bien sûr, tout investissement comporte des risques, et le Japon n’échappe pas à certaines incertitudes, notamment liées à la démographie et aux tensions commerciales mondiales. Toutefois, je considère que les fondamentaux solides des entreprises japonaises, associés à un possible redressement du yen, font de cet ETF un pari réfléchi et pertinent dans mon allocation d’actifs.

Et qui sait, peut-être que mon prochain voyage au Japon sera en partie financé par ces choix d’investissement !